• Crash d'un B17

     30 décembre 1943: crash d'un vol forteresse B17 près d' Hénonville

     

    Le 30 décembre 1943, la Forteresse volante le bombardier B17 G "Made to please" de la 8ème Air Force, a été frappé par un chasseur allemand et s'est écrasé près de la ferme du Coudray, entre Hénonville et Amblainville (département de l' Oise), sur le territoire de la commune de Berville (Val d'Oise)  au nord de Paris. non loin d'Hénonville (Oise).

    Sur les 10 hommes qui étaient à son bord, 4 furent tués dans le crash, 5 furent prisonniers et 1 a été caché par de courageux habitants d'Hénonville et du Coudray.

     

    Un MEMORIAL, a été inauguré en juin 2001 en présence de l'unique survivant, ce mémorial qui est situé, en bordure du chemin de la Reine Blanche, sur la route qui relie Hénonville à Amblainville, rend hommage à l'équipage.

     

    Plus de 120 personnes dont de nombreux anciens combattants de l'Oise et du Val-d'Oise ont assisté samedi 9 juin 2012 à une cérémonie d'hommage à l'équipage du bombardier

    Il y a été rendu hommage à Michel Doutreleau, le propriétaire de la ferme, qui a fait ériger une stèle en 2001.

     

    Ce clip a été filmé le samedi 9 Juin 2001, en mémoire de l'équipage du "Made to please" (faite pour plaire) B17 vol forteresse.

    Ce plan-séquence (   en Anglais) à l'intention des vétérans Américains venus inaugurer le monument établi sur le lieu du plantage (crash) à la ferme du Coudray entre Hénonville et Amblainville dans l'Oise. L'ONU des Survivants étaient le jour de l'inauguration en juin 2001

     Film de Maurice Testu (Commentaire du film en Anglais) Durée : 06:06

     

    Témoignage de Monsieur Robert DEGREZ Hénonville

     " Un jour de guerre qui devait être comme les autres, attendre, attendre, la libération, nous sommes le 30 décembre 1943.

    C’est le début d’un après-midi de travail à la ferme, un temps d’hiver, le plafond des nuages est haut et dense, et couvre entièrement le ciel, la température est clémente, il ne gèle pas. Il me reste quelques préparatifs à faire sur le tracteur, avant la départ pour le travail en plaine.

    Rien ne laissait entrevoir le drame qui allait se jouer quelques minutes plus tard dans le ciel de la ferme du Coudray.

    Soudain, le bruit de sirène d’un avion de chasse en piqué, puis des rafales de mitrailleuse, un vrombissement plus long et sourd venant d’assez haut, quelques secondes après, une forte explosion dans le ciel.

    J’ai tout de suite compris, un bombardier allié en retour de mission venait d’être touché (à cette époque, presque tous les jours, les formations de bombardiers alliés passaient à l’aller et au retour au-dessus de nous)

    Dans le morceau de queue, un homme , la tête ensanglantée, est coincé à l'extrémité de la pointe. Il bouge encore légèrement. Vite armés de haches et d'outils, des ouvriers essaient de le dégager, mais des soldats allemands en station au château d'Hénonville (1500 m) arrivèrent très vite jugèrent l'homme mort et nous firent dégager très vite.

    Cet homme serait le bombardier Sous-lieutenant Lowell A. Doan.

    Plus haut dans la plaine à environ 200 mètres, des débris de l’appareil brûlent encore, à côté gisent deux hommes, le navigateur, le Sous-lieutenant Joseph Y. Lamansky,  j’ai lu son nom sur la combinaison, est tombé debout, enfoncé dans le sol, son corps est ouvert sur le côté et détail qui à l’époque m’a frappé, il n’y avait aucune trace de sang sur ses vêtements, donc était-il déjà mort dans l’avion depuis un certain temps?

    Je me rappelle, qu’aux questions posées en anglais au copilote Merle Kent sous le hangar, celui-ci avait répondu qu’il y avait des morts dans l’avion au retour. Le deuxième homme mort à côté du Sous-lieutenant Lamansky serait le radio Sergent Dee L. Troxell.

    Ces deux hommes étaient entièrement vêtus et non brûlés je l’affirme, leurs blousons en peau de mouton marron portaient dans le dos les figures des dessins de Walt Disney, dessous une combinaison bleue ciel.

    Des ouvriers travaillant dans la plaine, de retour à la ferme disent avoir vu deux parachutes, sans doute les premiers à avoir quittés l’avion, l’un deux atterrit à Berville, le mitrailleur de queue, le Sous-lieutenant Walter E. Dickermann, recueilli par un ouvrier de la ferme, il sera par les soins de monsieur Demarque, patron de la ferme et des réseaux de résistance, caché et pourra regagner l’Angleterre. L’autre, sous réserve, aurait touché terre aux environs de Theuville.

    Environ une heure après le crash, un petit camion militaire allemand sans bâche, est arrivé à la ferme et a chargé pêle-mêle les corps des trois hommes morts et les deux blessés, pour les emmener en premier je pense vers le camp d’aviation de Cormeilles en Vexin, celui-ci étant la base du Messerschmitt 109 qui a détruit la malheureuse forteresse B.17.G.

    D’après les archives, l’équipage se composait de dix hommes, nous en avons vu seulement huit à la ferme du Coudray.

    Le lendemain, 31 décembre, nous retrouvons plus haut dans la plaine, dans les débris calcinés du nez de l’avion, les restes d’un homme atrocement brûlé, identifié plus tard comme étant celles du pilote le Sous-lieutenant Julian Y. Schero.

    C’est à cet endroit précis que quelques jours plus tard dans les cendres lavées par la pluie, j’ai trouvé cette petite pièce de monnaie (ONE CENT) venue de si loin. Je l’ai gardé précieusement, elle était pour moi le témoignage du sacrifice de ces hommes et un immense espoir de liberté "

    Caractéristiques de l'avion : francecrashes39-45

     

    Cérémonie d'hommage à l'équipage du bombardier le samedi 9 juin 2012

    Source L'Observateur de Beauvais (Pas de Commentaire du film) Durée : 01:45

     

    Le Dimanche 13 septembre 2014 Ferme du Coudray à 11 h 00 a eu lieu la commémoration du crach du B 17  "Made to please" vol forteresse